La Fédération calédonienne de football (FCF) choisit son camp. Dans un communiqué publié vendredi, elle a réaffirmé “publiquement et sans ambiguïté son soutien” à Gianni Infantino, président de la Fifa depuis 2016 et candidat à un nouveau mandat en mars 2027.
Le dirigeant italo-suisse de 56 ans traverse une période délicate après avoir porté un projet visant à ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. Une initiative très critiquée dans le monde du football et finalement abandonnée face à la contestation.
Sans prendre position sur le fond de ce projet, la FCF préfère mettre en avant le bilan de Gianni Infantino et notamment sa politique en faveur des petites fédérations.
“Depuis son entrée en fonction, le Président Gianni Infantino a porté une vision du football fondée sur une plus grande équité entre les associations membres et sur une représentation plus équilibrée des différentes régions du globe”, explique la Fédération calédonienne.
La FCF met en avant les aides de la Fifa
Pour justifier son soutien, l'instance calédonienne insiste notamment sur les programmes de développement dont elle bénéficie. “Aujourd'hui, dans le cadre des programmes de développement de la Fifa, la FCF bénéficie du même niveau de soutien et de financement que les fédérations issues de toutes les autres confédérations”, souligne-t-elle.
La Fédération salue également “la grande capacité d'écoute et de concertation” de Gianni Infantino, estimant que l'abandon de son projet controversé témoigne de sa capacité à entendre les oppositions.
La Nouvelle-Calédonie a aussi directement bénéficié de l'évolution des compétitions internationales portée sous sa présidence. En mars dernier, les Cagous avaient disputé un barrage face à la Jamaïque pour tenter de décrocher une qualification historique pour le Mondial 2026. Une possibilité notamment liée à l'élargissement de la Coupe du monde voulu par Gianni Infantino.
« Pour la Fédération Calédonienne de Football, le plan stratégique mis en Å“uvre par la gouvernance actuelle de la FIFA contribue fortement au développement du football en Océanie et renforce le rayonnement de notre région. La FCF continuera de défendre cette vision d’un football mondial ouvert, équitable et solidaire, où chaque fédération bénéficie de la même considération »
Steeve LAIGLE – Président de la FCF
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La Nouvelle-Zélande prend ses distances
Mais au sein même de l'Océanie, le soutien au président de la Fifa n'est pas unanime. La Fédération néo-zélandaise de football (NZF), également membre de la Confédération océanienne de football (OFC), a annoncé vendredi qu'elle lui retirait son soutien.
Une décision qui intervient après une prise de position particulièrement sévère de plusieurs poids lourds du football mondial. Plus tôt dans la semaine, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) avaient publié une lettre commune dénonçant la gestion de la Fifa et évoquant une « rupture de confiance ».
Dans ce contexte tendu, chaque soutien compte pour Gianni Infantino. Le président sortant briguera un nouveau mandat en mars 2027. Pour être réélu, il devra obtenir la majorité des suffrages des 211 fédérations membres de la Fifa, chacune disposant d'une voix. La Fédération calédonienne vient donc de faire savoir, plusieurs mois avant le scrutin, de quel côté devrait aller la sienne.






